Avec le Treeraptor, nous ne voulions pas seulement construire un engin différent. Nous voulions une base capable d’accueillir plusieurs essais : mécanique, électricité, répartition des masses et recharge solaire. Cela change la manière de concevoir le véhicule dès le premier tube.
Laisser de la place à l’inconnu
Sur un projet expérimental, tout figer trop tôt crée des problèmes. Le châssis devait recevoir le train roulant, la direction et le freinage, mais aussi laisser des zones accessibles pour les composants électriques et leurs futures évolutions.
Nous avons donc travaillé par ensembles. Les supports devaient pouvoir être contrôlés, démontés ou déplacés sans reprendre toute la structure. C’est moins spectaculaire qu’une carrosserie terminée, mais c’est ce qui permet au prototype de continuer à vivre après son premier essai.
Faire cohabiter plusieurs métiers
La mécanique et l’électricité ne se rangent pas chacune de leur côté. Elles partagent le même espace, subissent les mêmes vibrations et doivent rester accessibles au même technicien. Les cheminements, les protections et les points de fixation ont été pensés avec cette réalité en tête.
L’expérimentation autour de la recharge solaire a ajouté une nouvelle contrainte : produire de l’énergie ne suffit pas, il faut aussi savoir où elle va, comment elle est contrôlée et ce qui se passe lorsqu’un élément ne répond plus.
Un projet qui n’a pas besoin de prétendre être fini
Le Treeraptor roule, mais sa valeur tient aussi à ce qu’il nous permet encore de tester. Certaines réalisations sont des produits finalisés. Celle-ci est un outil d’apprentissage. À l’atelier, nous assumons cette différence : un bon prototype n’est pas parfait, il est clair, contrôlable et prêt à recevoir la prochaine amélioration.